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Art du Chapeau

Histoire de la Chapellerie, hier et aujourd'hui

L’industrie chapelière en Quercy Caussadais en quelques chiffres

Au XIXème siècle et au début du XXème siècle :

– Plus de 3800 personnes employées
– 4000 à 5000 chapeaux fabriqués par jour
42 chapelleries
– 20 km parcourus à pied par jour et par personne pour se rendre au travail.

Et aujourd’hui :

Deux manufactures à Caussade et un atelier de formier
– Une manufacture à Septfonds
– Une centaine d’ouvriers
– Deux espaces scénographiques
– Des dizaines de milliers de visiteurs aux Estivales du chapeau

Le saviez-vous ?

Le chapeau de paille est le fruit de l’imagination débordante d’une jeune bergère – Pétronille Cantecor – qui pour passer le temps alors qu’elle gardait ses moutons, eut l’idée de tresser la paille, et d’en faire un chapeau : la paillole.

L'évolution de l'industrie chapelière

Les débuts de l'industrie

En 1796, Pétronille crée son premier atelier de chapeaux, puis en fonde un second et transmet son savoir-faire à sa famille. Durant toute la seconde moitié du XIXème siècle, Pétronille et ses descendants fabriquent et commercialisent la tresse de paille vers Lyon, Nancy, Grenoble et la Grande Bretagne. En 1846, à sa mort, la fabrique est transmise à son petit fils Fortuné Cantecor, qui la portera à son apogée (500 chapeaux par jour). La fabrication de la tresse de paille employait à l’époque 3000 à 4000 personnes.

Avec l’invention de la première machine à coudre, la production de tresse locale devient insuffisante et la paille est importée de Suisse, Chine et Italie.
L’arrivée de l’électricité et du chemin de fer à la fin du XIXème favorisent l’essor de cette industrie.
Autrefois, la majeure partie de l’activité du Quercy caussadais s’effectuait autour de la chapellerie; le teinturier teignait la paille, le formier fabriquait des formes à chapeau, des ateliers de garniture confectionnaient des ornements, les peillarots grattaient les peaux de lapins pour en faire du feutre…

L'apogée : de la fin du XIXème siècle à 1930

Période importante pour la fabrication du canotier, cher à Maurice Chevalier.
Au début du XXème siècle, les matériaux et modèles sont diversifiés. La chapellerie connaît alors un essor exceptionnel et emploie plus de 3000 personnes qui travaillent dans une trentaine de manufactures dont les usines Rey, Mignot, Rousseau, Crambes, Cantecor,…

Grâce à cette évolution, Caussade et Septfonds deviendront les plus importantes cités chapelières de France et résisteront alors à la crise. Or, l’arrivée de la voiture dans laquelle il est difficile d’entrer chapeauté, et le changement de mode vont accélérer le déclin de cette industrie.


Où acheter un chapeau ?

– à la boutique de la chapellerie Willy’s Paris
– à la boutique de la chapellerie Crambes
– Chez Didier Laforest, le formier de Caussade
– Un canotier à l’Office de Tourisme du Quercy Caussadais à Caussade

Qu'en est-il aujourd'hui ?

L’activité chapelière connaît aujourd’hui un nouveau souffle avec l’arrivée du formier à Caussade, métier rare et classé à l’UNESCO. Mais aussi par la mise en place de la Maison des mémoires à Septfonds qui retrace l’histoire de la chapellerie, et également celle des réfugiés espagnols de la Retirada et du célèbre aviateur Dieudonné Costes.
Enfin, les Estivales du Chapeau permettent chaque année depuis 27 ans, de découvrir le savoir-faire chapelier du monde entier à travers une fête incontournable de 5 jours autour du 14 juillet.

Aujourd’hui, il existe deux chapelleries à Caussade : Willy’s Paris et Crambes, qui organisent
des visites de leurs ateliers, et une à Septfonds : Coustillères.